Mon roman - L'invisible
L'invisible - Chapitre 15
La mort a commencé à faire son entrée sans prévenir un jour de juin. Un après-midi lourd de chaleur. Les fenêtres ouvertes et les volets tirés pour espérer capter un mince filet de fraîcheur. La moiteur de nos peaux se propageait sur nos vêtements, nos fronts dégoulinaient et nos cheveux collaient sur nos tempes. Je me souviens très bien de cette journée-là : nous étions plusieurs à regarder le match de tennis à la télévision. C’était la finale des femmes à Roland Garros, avec Christ Evert. Nous étions dans l’appartement des parents de Thierry. Il fantasmait toujours sur cette joueuse talentueuse qu’il trouvait magnifique. Nous observions son jeu, ses mouvements de jambes, sa course effrénée pour récupérer un point stratégique. Nous la soutenions tous.
Puis, à la fin du match, Thierry sursauta, se leva d’un bond et dit :
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“ Oh ! je viens d’avoir une super idée là, et si on allait se baigner au lac de Jablines??!”